Le groupe suisse Deep Metal Mechanic ou DMM pour les intimes vient juste de sortir son second album ‘Urban Guerilla’ dans un style à part entre electro et metal. Disque plus abouti que le précédent, ce nouvel opus se laisse découvrir. Électrisant, griffant mais mélodique, tels sont les termes qui pourraient qualifier la musique de Deep Metal Mechanic. Les deux charmants protagonistes à la base du groupe, Laurent (guitare) et Gilles (machines), ont répondu présent pour une petite interview : Laurent en face à face et Gilles au même moment mais par téléphone puisqu’il n’a pu se déplacer. Découvrez-les !

Tout d’abord, une petite présentation s’impose car beaucoup de gens ne vous connaissent pas encore…


Gilles :
Deep Metal Mechanic est né en 1999, année qui correspond au retour de Laurent des États-Unis après trois ans et demi. À ce moment-là, je travaillais à St-Gall et je connaissais Laurent indirectement par mon frère avec qui il s’était un peu bagarré (rires). J’étais terrorisé par Laurent qui a trois ans de plus que moi, mais on a vraiment fait connaissance lors d’un déménagement. J’étais un peu frustré de mon expérience de DJ, je voulais vraiment faire de la musique électronique et la composer moi-même et sachant que Laurent revenait des USA, je me suis dit qu’il serait intéressant qu’on collabore. On a fait des répétitions avec une boîte à rythmes et les riffs de Laurent et dès ce moment-là on a senti qu’on pouvait faire quelque chose d’intéressant et de novateur. Il y a une entente qui en a découlé spontanément.

Pourquoi avoir choisi le nom de Deep Metal Mechanic ? Ça permet aux flemmards de ne pas écouter l’album tout en connaissant votre style ?
Laurent :
Le nom traduit exactement ce que représente la musique. C’est une sorte de short cut, histoire de savoir directement ce que l’on fait. Et en plus, ça sonne bien !!! Par contre quand tu dois écrire l’adresse e-mail, tu nous détestes (rires).

Gilles : C’est aussi effectivement pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur l’emballage.

Vous aviez peur des représailles ?
Laurent :
Toujours (rires) ! Non, non.

Les éléments électroniques sont de plus en plus intégrés dans le metal, comment vous démarquez-vous du lot ?
Gilles :
Je dirais que la plupart des groupes qui intègrent de l’electro composent le morceau de manière classique, à savoir un guitariste, un batteur, un chanteur et l’électronique ne vient s’y ajouter qu’après. Chez nous, les synthés sont intégrés à la base et forment parfois l’ossature du morceau. On greffe presque les guitares après coup pour certains morceaux. Les guitares et l’electro sont peut-être plus entrelacées que dans d’autres groupes metal. Laurent, tu confirmes ?

Laurent : Oui, tout à fait !

Gilles : On a aussi une structure qui est moins refrain, couplet, refrain, … que tu peux retrouver dans des formations rock / metal. La structure des morceaux est peut-être plus tarabiscotée chez nous (ndr : Laurent reste bloqué sur le terme ‘tarabiscoté’ qui lui était inconnu !).

Laurent : On est très libres dans nos compositions. On va où on veut, rien n’est formaté en fait. Le premier album a fonctionné par le bouche à oreille. Tout est underground. À aucun moment, on s’est dit qu’il fallait que ça ait le format standard. Ça nous démarque un peu… peut-être, je ne dirais pas par ce côté rebelle, mais par ce côté non-conformiste.

Le titre de l’album ‘Urban Guerilla’ a quand même un côté rebelle ! C’est votre crise d’adolescence (rires) ?
C’est exactement ça (rires) ! Non, mais c’est vrai qu’on est très rebelles dans notre manière d’être, enfin dans nos idées. On sait ce qu’on veut.

Gilles : Pour dire qu’on est rebelles, ça se retrouve aussi dans l’album et l’artwork. Dans le premier, il y avait un message caché qui était ‘fuck NSA’ qui se retrouvait en observant les lettres en italiques dans le texte de remerciements. Et dans le nouvel album on a mis les coordonnées du ranch de George W. Bush en dessous du mot ‘target’ qui signifie ‘cible’. Donc même si dans les faits on n’a pas de texte, il y a quand même pas mal de choses qui illustrent une certaine rébellion.

En même temps vous avez quand même un titre qui s’appelle ‘DMM’s Cult’… c’est assez gonflé !
Complètement ! Mais en fait j’avais enregistré les lettres DMM des Chiffres Et Des Lettres ainsi qu’une de ces grandes émissions américaines, ces ‘cult shows’. J’ai simplement superposé les deux et je me suis dit qu’on n’avait qu’à faire ça !

Laurent : En fait, c’est pour nos fans qui se retrouvent le mercredi soir ! Il faut savoir que notre fan club se compose de Gilles et moi (rires) ! Non mais tout est basé sur la rigolade : les prises d’enregistrement, les morceaux, même si on aborde des sujets sérieux. La musique est sérieuse mais il y a une énorme complicité entre Gilles et moi. On s’amuse.

Gilles : Pour faire un morceau violent, on ne va pas arriver en tirant la gueule !

Laurent : On ne va pas battre des agneaux avant d’aller au studio ! Il y a une dérision qui est tout le temps là. Les titres des chansons sont venus après pour qu’il y ait une corrélation et quand on a entendu ce ‘DMM’, on a éclaté de rire et on s’est dit que ‘DMM’s Cult’ ça allait être excellent et c’est super drôle ! C’est vraiment de l’autodérision, ce n’est de loin pas une prise de tête !

Un reproche que je pourrais vous faire c’est qu’il n’y a pas de chant sur l’album… vous ne vouliez pas en intégrer ou vous chantez juste comme des casseroles ?
Ouh là là, comment elle sait ça (rires) !

Gilles : En fait on a un chanteur qui préfère se taire (rires) … le chanteur aphone ! Mais c’est un reproche que je comprends complètement ! C’est vrai qu’on empêche peut-être certaines personnes de nous écouter parce qu’il y a un manque, mais on donne plus d’importance à la mélodie. Ça se fait pas mal en électronique comme Crystal Method qui fait certains morceaux sans chant. On préfère faire à deux quelque chose dont nous sommes contents que prendre un risque avec un chanteur avec qui on ne sait pas si ça fonctionnera.

Pourquoi ce ne serait pas un de vous deux qui s’y collerait alors ?
Laurent :
Ça revient à ta question si on chante comme des casseroles… non, les casseroles, c’est même mieux (rires) ! Le concept de base de Deep Metal Mechanic était, comme on ne fait pas de concerts, de mettre de la musique sur des jeux vidéo ou sur des malades mentaux qui font du motocross ou je ne sais quoi ! C’est là-dessus qu’on a commencé à développer. Comme on n’a pas cet aspect live, le chanteur ne sert pas à grand-chose.

Gilles : Au niveau personnel, tous les artistes qui m’ont influencé sont ceux que j’ai découverts dans des vidéos de snowboard extrême ou de motocross.

Laurent : De plus en plus de groupes connus sont utilisés pour faire des soundtracks pour des films, ce qui n’était pas le cas il y a dix ans.

Gilles : Bref, il y a de très fortes chances pour que nous ne prenions pas de chanteur !

Laurent, tu disais avant que vous ne faisiez pas de lives, pourquoi ?
Laurent :
Personnellement je trouve qu’il n’y a aucun groupe électronique ou de groupes avec autant d’influences electro dans leur show qui soient sympas à voir en live. J’adore Prodigy, je les ai vus deux fois en concert. La première fois j’ai trouvé sympa parce que c’était neuf mais au bout de vingt minutes, il ne se passe rien, c’est dénudé. Il manque quelque chose, il n’y a pas cet aspect du musicien. Le bonhomme qui se secoue derrière son ordinateur, ce n’est pas ça.

Gilles : Je confirme les dires de Laurent. Aucun artiste electro en concert ne fait une prestation live en réalité, la plupart du temps, ils ont une bande-son qui est enregistrée et ils tournent trois boutons, ce qui n’a que peu d’influence.

C’est sûr que ce n’est pas le même impact sur le public.
Laurent :
Exactement, sur le public, mais aussi sur leur musique.

Gilles : En même temps, c’est normal parce que si tu as cinq synthétiseurs, tu n’as que deux mains ! Tu ne peux pas tout faire. Finalement, l’electro est un peu condamnée de par sa complexité qui est sans limite. Ça devient difficile en live.

Laurent : Sans les nommer, il y a de bons groupes electrodark, et autres, suisses qu’on adore, mais en concert, même si j’apprécie les gens, quand je vais à leur concert c’est pour les voir eux plutôt que pour voir l’aspect visuel qui est inintéressant.

Gilles : J’ai beaucoup plus d’admiration pour un groupe cent pour cent rock qui joue que pour un groupe electro. Pour moi il n’y a pas photo, la prestation du groupe rock est beaucoup plus vivante.

Tout à fait, mais il ne tient qu’à vous d’intégrer des éléments qui donneraient envie au public de venir vous voir en concert !
Oui mais il y aura toujours une base dans la programmation des morceaux qu’on ne pourra jamais simplifier, même si on ajoute des instruments.

Laurent : Ça restera un minidisc en fond… il n’y aura pas cent pour cent de création sur place et ça ne sera pas crédible en direct. On ne veut pas faire de la figuration.

Gilles : Ça ne serait pas honnête et je n’apprécie pas quand un groupe passe une bande alors que rien n’est branché ! C’est aussi un souci déontologique… On préfère le studio.

Laurent : Mais on peut l’annoncer maintenant, on va faire l’enregistrement pour l’émission Garage qui nous a invités, mais comme Deep Metal Mechanic ne fait pas de live, les musiciens de MotherKingdom vont nous accompagner. Ce sera l’unique chance de voir Deep Metal Mechanic en concert. L’enregistrement est le 7 mars et passera le mardi 19 avril sur TSR 2 à 17h30.

Vous préférez rester tous les deux… De même, vous êtes autoproduits, décidément personne ne peut intégrer votre univers ou vous n’avez pas de bonnes propositions ? Vous êtes asociaux ?
(Rires) Des sociétés qui s’intéressent à nous, il y en a mais ce sont plus des deals d’éditeurs qui veulent intégrer nos morceaux sur des DVDs et autres. Il est vrai qu’on n’a pas encore eu de maison de disques qui est venue taper à notre porte.

Gilles : La maison de disques, c’est aussi à double tranchant. Tu perds un peu de ta liberté. On a plus besoin d’une distribution que d’une maison de disques en fait car on a déjà tout l’équipement pour se produire. On arrive à se débrouiller pour la distribution. On est assez confiants.

Laurent : Avec Internet, il y a des plates-formes qui existent et qui nous ont donné un sacré coup de main pour le premier album comme cede.ch qui sont la base en Suisse. Ils sont super rapides, tu passes commande et vingt-quatre heures plus tard tu as ton DMM dans la boîte aux lettres… même nous on ne serait pas aussi efficaces.

Gilles : Bien sûr que si on a un contrat de distribution pour les États-Unis, on sera tout contents. Le meilleur des deals vient surtout quand on vient te chercher plutôt que si c’est toi qui va chercher. Le dernier album a un bon intérêt en Suisse donc on pense qu’avec le bouche à oreille on va encore avoir des propositions.

Justement, quels sont les échos par rapport au nouvel album ?
Ben positifs (rires) !!! Beaucoup plus de gens que l’on ne connaît ni d’Ève ni d’Adam nous ont écrit pour nous dire qu’ils aimaient ce qu’on avait fait. On a une société qui produit des documentaires sur les sports extrêmes aux USA qui nous ont contactés alors qu’on n’avait rien fait pour les approcher. Pour nous, c’est synonyme que l’album est bien reçu.

Laurent : Lors du précédent album, on avait déjà trouvé un accord avec une société aux États-Unis pour du motocross. On a maintenant une société suisse qui nous a confirmé qu’on serait sur la bande-son, même sûrement le seul groupe sur la bande, pour un film tourné en 2005 en Suisse. C’est un sacré coup de pub.

Gilles : C’est un peu notre rêve qui s’exauce, s’associer aux sports qu’on pratique et qu’on apprécie.

Laurent : Et on a un autre contact, dont Gilles n’est pas encore au courant puisque c’est arrivé hier, d’une société japonaise !

Gilles (surpris) : Ah ouais ?!?

Laurent : C’est le scoop ! Mais en tout cas, toutes mes connaissances ont trouvé qu’il y avait une maturité dans cet album, bien plus que dans le premier.

Gilles : Sans être forcément objectifs, on s’en rend compte, notamment au niveau de la production. Entre le premier et le second album, je suis parti aux États-Unis faire une école d’ingénieur du son et ça se ressent sur le travail effectué !

Laurent : Le premier partait un peu dans tous les sens. Pour le deuxième, on avait le titre de l’album avant. Étonnamment ça aide : ‘Urban Guerilla’, ça a un tel impact… donc tout ce qu’on faisait était dans le cadre. Cet album est juste là où on voulait qu’il soit. Il est plus frais. Plus je l’écoute plus je l’adore.

Gilles : C’est un peu narcissique, mais je l’ai réécouté beaucoup de fois tout seul et je ne m’en lasse pas.

Sur cet album, on retrouve des samples pris de stupides shows américains dixit vous-mêmes, alors première question, n’est-ce pas un pléonasme que de dire ça, et deuxièmement, quel était votre but ?
Laurent :
(Rires) Il y a tellement de matériel bête là-bas !

Gilles : Ça illustre la société de consommation à laquelle on participe. C’est des phrases un peu bateau. J’ai trouvé à la télévision américaine un abrutissement de la population et j’ai bien aimé les utiliser de manière ironique parce qu’il y a plein de choses qui m’ont fait bondir. J’adore ce pays pour certains aspects mais d’autres m’énervent et me donnent de l’urticaire. On a voulu utiliser leur propre matière pour la retourner contre eux.

Laurent : On entend plusieurs fois George W. sur l’album, mais ce n’est en aucun cas pour cautionner quoi que ce soit… (ndr : Laurent est interrompu par un bruit provenant de chez Gilles qui nous explique que sa tringle à rideaux vient de tomber !) Mais si on les utilise, c’est encore une fois aussi parce que ça nous fait rire.

Gilles : Typiquement, le morceau ‘Peakoil’ contient des samples du discours de Bush avant d’envahir l’Irak. On voulait attirer l’attention là-dessus. J’ai envie d’avoir un certain témoignage dans ce qu’on fait par rapport à l’époque dans laquelle on vit.

Votre côté dérision, on le retrouve également dans les photos assez typées qui sont sur le site et dans l’album… parlez-nous un peu de ces clichés.
Laurent :
Ce qu’il faut déjà savoir, c’est l’histoire qu’il y a eue lors de cette séance photos ! On se trouvait au Quai du Seujet (pour ceux qui connaissent) un vendredi après-midi à proximité de la synagogue. On arrive avec nos airs de jeunes premiers mais super louches et la sécurité de la synagogue a juste failli avoir un arrêt cardiaque. Immédiatement on a eu la sécurité sur le dos. Elle est montée vers le photographe qui se trouvait plusieurs étages au-dessus de nous pour faire des photos au téléobjectif pour nous demander d’arrêter, qu’on les rendait nerveux, que c’était inadmissible, qu’on avait l’air menaçants avec des gros sacs noirs et des lunettes et qu’ils ne savaient pas ce qu’on faisait ! La sécurité voulait qu’on arrête mais on a dit non ! L’idée dans ces photos est vraiment de montrer à quel point une guérilla urbaine se passe la plupart du temps dans les rues, dans les bidonvilles. Il y a des armes et des cocktails Molotov qui explosent mais il y a aussi la guerre qui se passe au niveau des cols blancs comme on dit, toutes ces personnes qui sont dans les bureaux. Comme la guerre en Irak, on voit très bien maintenant que la raison première pour laquelle les États-Unis sont allés là-bas était d’ordre financier. C’est pour ça qu’on a fait cette relation entre guérilla urbaine et les golden boys qui ont de mauvaises intentions, de mauvaises idées et qui ont l’air menaçants et font peur à tout le monde.

Gilles : Les actes de ces personnes amènent des répercussions qui sont beaucoup plus dramatiques. Une bataille de rue reste limitée à la rue alors que les personnes qui sont responsables des grandes entreprises font des dégâts dont elles ne se rendent des fois même pas compte et qui sont plus désastreux. Je suis très à l’écoute de ce genre d’événements de par ma formation d’économiste. Je suis très fan de gens comme Michael Moore. Je trouve que ce ne sont pas des choses à traiter à la légère et si je peux utiliser ça pour faire passer un message à ma manière, c’est bien.

Laurent : C’est aussi tragique qu’une guerre. On n’essaie de ne pas être moralisateurs, on ne veut pas donner des leçons, on n’a personne à convaincre. Mais Deep Metal Mechanic, c’est notre bébé et on essaie de faire réfléchir les gens à travers ce qui nous touche.

Gilles : Je sais que si je dois faire une chanson d’amour je ne vais pas être crédible parce que je n’aurais pas de quoi l’alimenter. Je n’aurais pas la fibre pour faire passer un message qui soit sincère. La sincérité est pour moi un critère important dans n’importe quelle expression artistique. Donc dans la thématique qu’on a choisie, la sincérité est là, ce qui ne serait pas le cas pour n’importe quel sujet.

Pour revenir à votre musique, quelles sont vos influences ? Laurent, tu fais également partie de MotherKingdom qui n’a rien à voir avec le style de Deep Metal Mechanic, peux-tu nous expliquer ce choix ?
Laurent :
Mon éducation rock a commencé avec tous les groupes des années quatre-vingt. Assez vite je suis parti dans les extrêmes mais toujours avec des groupes de ces années-là. Par la suite, Nine Inch Nails m’a tout de suite beaucoup plu de par l’agressivité. Je me souviens de la première fois où j’ai entendu Manson aussi, j’étais aux États-Unis et j’ai arrêté la voiture sur le bas côté de la route car je n’avais jamais entendu un truc pareil, autant de violence et de méchanceté dans un morceau. Au départ c’était peut-être du mépris mais plus je l’entendais, tel un cancer ou une verrue il s’est propagé et maintenant c’est vraiment quelque chose que j’apprécie énormément. Tool, A Perfect Circle, Nine Inch Nails, Spineshank, tous ces groupes indus ou gothiques, même si je mets un mauvais qualificatif, j’adore. Je suis dans MotherKingdom pour retrouver cette performance live. Je reste un guitariste. MotherKingdom est moins violent que Deep Metal Mechanic, c’est clair. Et l’histoire que je répète à tout le monde c’est que MotherKingdom c’est ma femme et je m’envoie en l’air de manière très violente avec Deep Metal Mechanic !

Gilles : J’étais très tourné techno comme j’ai mixé pendant trois ans, mais ça m’a vite frustré. Des groupes comme Nine Inch Nails ou Manson, c’est Laurent qui me les a fait découvrir et au début je n’aimais pas du tout. Mais après quelques écoutes j’ai trouvé beaucoup plus intéressant et plus fourni que la musique électronique.

Laurent : On a oublié de citer Slipknot aussi.

Gilles : Oui on est des fans inconditionnels. J’écoute très peu de musique électronique sauf pour prendre des exemples au niveau de la production. Dans les compos, il y a peut-être Crystal Method et Prodigy que j’écoute et MXD que j’adore. Il faut dire qu’on connaît bien les membres de MXD puisque c’est Alex qui a fait la cover de ‘Urban Guerilla’. On le remercie du reste infiniment.

Je vous laisse le dernier mot !
Laurent :
Je voulais remercier toute l’idée autour de la compilation Transit, je trouve ça très bien, au même niveau que la compile TrocK sur laquelle on sera bientôt. J’aime cette idée de regrouper des artistes suisses sur un même CD ce qui permet de découvrir plusieurs groupes. C’est quelque chose que j’encourage.

Gilles : La solidarité entre groupes paye toujours plus que si c’est chacun de son côté. Et cette solidarité en Suisse n’est pas toujours présente et des actions comme la compile Transit ne peuvent être qu’un plus pour tous les gens qui y participent.


Oxana
http://www.transitmag.ch